Il est un monde où les maisons partent en voyage chaque nuit. Ainsi, tous les matins, les fenêtres s’ouvrent sur un horizon différent, offrant aux habitant·es le plaisir d’un éternel renouveau. Un jour, une maison s’envole sans son occupant. Certain qu’elle reviendra, il ne bouge d’abord pas. Mais lorsque le vent se lève, il se lance à sa recherche, sans se douter qu’une véritable épreuve initiatique l’attend.
Au-delà d’une invitation au voyage, la compagnie La neige sur les cils interroge l’exil, la résilience et la rencontre avec l’autre. Grâce à un dispositif scénique évoquant les mobiles de Calder – alliant à merveille équilibre et mouvement –, l’espace de jeu ressemble à une girouette oscillant au gré du vent. Lorsqu’une maison part, un nouvel équilibre est à inventer. L’artiste Vera Rozanova explore l’entre-deux des cultures, rappelant que les mots d’une langue inconnue peuvent se comprendre avec le cœur, à condition qu’on soit à son écoute.